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CGT Educ’Action 69

Convoyeurs de fonds : la CGT signe la fin du conflit après 35 jours de grève

dimanche 1er novembre 2015, par CGT Educ’action Rhône

Pour les salariés en lutte l’Honneur

…Pour la Direction la Honte !


La CGT signe la fin de conflit après 35 jours de grève. En effet le 10 septembre 2015, les convoyeurs de fonds ont décidé de se mettre en grève après avoir découvert sur leurs fiches de paye une perte d’environ 300 euros, suite à une modification du calcul de l’indemnité des congés payés, décidée unilatéralement par l’employeur.

La lutte a été menée remarquablement par l’ensemble des salariés grévistes, les élus CGT de Prosegur ainsi que les structures CGT (UD 26, UD 42, UD 69, UL St Etienne, UL Lyon 7/8).


Cette direction nous a démontré son “plus au plus haut niveau de dialogue idéologique“ tant prôné par le Gouvernement et le Patronat, en assignant 40 salariés au TGI de st Etienne et Lyon par trois fois, pour tenter de remettre en cause notre droit de grève. Ceci avec l’aide des Préfectures, afin de faire intervenir des dizaines de CRS quotidiennement, de mettre en pratique des actions d’une autre époque pour provoquer l’affrontement, en expédiant 32 agents de sécurité sur les piquets de grève afin de déloger les grévistes, en envoyant des dizaines de constats d’huissiers à leur encontre, sans oublier quelques courriers de menaces envoyés à leur domicile, et pour conclure par trois appels en cours au TGI.


Après ce constat, force est de constater que cette direction générale a démontré la hauteur de son mépris à l’encontre de ses salariés, pour autant, ceux-ci ont repris la tête haute dans l’entreprise, car la cohésion, la solidarité et la combativité ont été notre force au quotidien et celle-ci est encore plus indispensable pour l’avenir.


Ainsi, la direction devra composer avec la CGT, qu’elle le veuille ou pas ! Sur le résultat il en ressort :
• Rappel de salaire sur l’usage,
• Dotation au Comité d’Entreprise de 25 600 euros qui seront reversés aux salariés sous forme de chèques vacances,
• Application de 3 jours de carence maladie, au lieu des 5 jours conventionnels,
• 50% des jours de grève ne feront pas l’objet de perte sur la rémunération des salariés.
Nous avons démontré à cette nouvelle direction, que les salariés de Prosegur n’acceptent aucune suppression de leurs acquis sociaux !
Pour autant nous ne criions pas victoire, car nous ne pouvons oublier que nous avons perdu un collègue sur le piquet de grève de Valence, fauché par un chauffard.


Cette direction arrogante et sûre de son bon droit, n’a pas hésité à opposer les salariés entres eux, en utilisant les salariés non-grévistes afin de créer des conflits avec les grévistes.


Elle a joué la totale désinformation sur le déroulement des négociations qui n’en ont jamais été, hormis les postures et provocations du directeur général, sans oublier le pourrissent du conflit, par les assignations à répétitions pour plus de 40 salariés au TGI !


Alors Messieurs les décideurs…, de cette violence patronale là…quand en parlerez-vous réellement et quand prendrez-vous vos responsabilités ?
Les salariés ont subi une agressivité extrême, organisée par la direction avec les directions d’agences. Dans le même temps, elle faisait croire aux non-grévistes que nous étions des voyous, que les syndicats ne souhaitaient pas négocier, alors qu’une trentaine de courriels et courriers leurs ont été envoyés pour exiger des négociations.


Il appartient à la CGT avec les salariés grévistes de rétablir la vérité auprès de tous, le combat légitime que nous avons mené de manière collective est dans l’intérêt de toute la profession, nous pouvons en être fier.


Le conflit de PROSEGUR permet de démontrer que les Entreprises BRINKS, LOOMIS et PROSEGUR n’ont qu’une concurrence de façade, elles sont capables de défendre leurs intérêts communs notamment par la baisse du coût du travail.


Ces trois entreprises mettent les salariés en concurrence pour assouvir leur projet de faire toujours plus de profit pour les actionnaires.
Les salariés de ces 3 entreprises ont des intérêts communs, il leur appartient de s’unir pour les défendre et ainsi conquérir de nouvelles avancées sociales, face à un Patronat qui défend ses privilèges.


La dignité est dans la lutte, elle n’est pas dans l’issue du combat !


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Photo Bourse du Travail : Art Grafix (Travail personnel) [CC BY-SA 4.0], via Wikimedia Commons