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CGT Educ’Action 69

On ira jusqu’au bout

" non à l’employé Kleenex”

Environ 400 000 personnes ont défilé dans toute la France,

mercredi 8 février 2006

mardi 7 février, pour exiger le retrait du Contrat première embauche (CPE). Elles étaient 45 000 dans la capitale. Paroles de manifestants parisiens.

“Après les mouchoirs jetables, non à l’employé Kleenex” : ce slogan, lu sur une banderole, donnait le ton du défilé à Paris : bon enfant mais déterminé. “Retrait du CPE” entendait-on un peu partout. “Une fois mes études finies, je fais quoi ? Le CPE va peut-être créer des emplois, mais à quoi ça sert si c’est pour être viré du jour au lendemain ?” s’interrogeait Karine, 17 ans, lycéenne dans l’Oise. “Je suis venu par solidarité avec les jeunes”, expliquait Jean-Michel, 36 ans.

“Ce que fait le gouvernement est dégueulasse. Il n’a rien compris au film, malgré les avertissements, les votes-sanctions, il continue en pensant détenir la vérité. Il faut un changement radical et beaucoup plus de mobilisation”. “Je suis là pour protester contre le CPE et le CNE (Contrat nouvelle embauche) affirmait Nicolas, 25 ans. “Le CPE, c’est encore plus de précarité pour les jeunes qui entrent dans la vie active. Ca va également permettre aux employeurs de mettre beaucoup plus de pression sur les jeunes embauchés, les patrons vont mener leur barque comme ils l’entendent, en contournant les acquis sociaux. Mais on ne va va pas les laisser-faire !”.

“J’ai la chance d’avoir un CDI, mais j’ai une fille de six ans, et c’est pour elle que je m’inquiète. Et il n’y a pas que le CPE : les députés viennent d’accepter que les jeunes de 15 ans puissent bosser de nuit et le dimanche ! C’est passé comme une lettre à la Poste” indiquait Eric, 32 ans. Vers 16 heures, le cortège, parti de la place de la Bastille, arrivait à Richelieu-Drouot.

Avant de se disperser, les manifestants promettaient d’autres actions. “On ira jusqu’au bout”, criaient les uns. “On va gagner !” chantaient les autres. Bernard Thibault, secrétaire général de la Cgt prévenait : « Une chose est sûre : nous sommes dans un processus, les choses ne vont pas s’arrêter et nous n’en resterons pas là ». Syndicats, organisations de lycéens et d’étudiants se sont d’ailleurs donné rendez-vous vendredi matin à la CGT pour décider des suites à donner au mouvement.


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Photo Bourse du Travail : Art Grafix (Travail personnel) [CC BY-SA 4.0], via Wikimedia Commons