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CGT Educ’Action 69

Coronavirus : lundi 16 mars, que faire ?

dimanche 15 mars 2020

Beaucoup de collègues s’interrogent sur l’attitude à suivre ce lundi. Les injonctions contradictoires se multiplient.
 
La FAQ du ministère ayant valeur de circulaire précise : 
 "En conséquence, l’ensemble des personnels des écoles et établissements scolaires ne sont pas tenus de rejoindre systématiquement à partir de lundi 16 mars leur lieu de travail :
 - les équipes de direction et les personnels indispensables pour assurer la mise en place de la continuité administrative et pédagogique, le lien avec les familles et les élèves, l’accueil des enfants des personnels de santé sans solution alternative de garde,ainsi que les personnels en charge de la salubrité et de la sécurité des établissements doivent être physiquement présents.
 - Les autres personnels doivent être invités à privilégier le télétravail. 
  • - En tout état de cause, les personnels fragiles au regard de l’épidémie (liste disponible sur le site du gouvernement) doivent être invités à rester à leur domicile et donc à télé-travailler, dans la mesure du possible. "
 
Si un accès doit être possible pour les collègues afin d’organiser la continuité pédagogique, AUCUN PRESENTIEL NE PEUT ETRE IMPOSE.
 Toutes consignes imposant d’autres pratiques s’inscrivent dont en contradiction avec les instructions ministérielles et la préservation de la santé et de la sécurité des personnels. Nous invitons donc les personnels à rappeler les instructions ministérielles ci-dessus qui ont valeur de circulaire, aux chefs d’établissements ou de service qui s’inscriraient en contradiction avec ces consignes.
 
 La CGT Educ’action exerce donc son droit d’alerte auprès du recteur.
 


Courrier d’alerte
Monsieur le recteur,

 
Plusieurs informations indiquent à cette heure (dimanche 15 mars) que certains chefs d’établissement donnent des ordres aux personnels en totale contradiction avec les conduites préconisées par les autorités de santé, le président de la république et le premier ministre, ainsi que le ministère lors de la réunion tenue vendredi 13 mars avec les syndicats, en contradiction donc avec les précautions épidémiologiques qui s’imposent. 
Il serait regrettable que le moment de flou ayant suivi l’annonce présidentielle de fermeture de tous les établissements à partir du 16 mars soit ainsi mis à profit pour des mesures qui, loin de conforter le rôle et l’autorité de la hiérarchie comme certains l’imaginent peut être, confinent à l’irresponsabilité en situation de risque sanitaire grave. 
Le ministère de l’Education nationale et la DGAFP ont été clairs lors de la réunion de vendredi après midi avec les organisations syndicales : lundi, il convient de ne pas faire venir les personnels pour rien, il faut faire prévaloir le bon sens. La DGAFP a rappelé que, comme tous les salariés il fallait privilégier le télétravail. Ne doivent être présents que les personnels strictement indispensables au fonctionnement de l’établissement, qui ne sont pas obligés de garder un enfant de moins de 16 ans et ne présentent pas de risque lié à leur condition physique. 
 
En contradiction avec ces consignes (limiter les réunions inutiles, les déplacements), il apparaît que de nombreux chefs d’établissements imposent une présence des enseignants, des AED, AESH et personnels vie scolaire dans l’établissement. 
Le ministre de l’éducation a pourtant rappelé sur France info ce dimanche que « le télétravail doit être privilégié » et que « Quelqu’un qui ne se sentirait pas à l’aise ne doit pas venir. Quelqu’un ne doit pas venir si ce n’est pas tenable pour lui » Ceci concerne l’ensemble des personnels. 
Ainsi à ce stade nous entendons rappeler l’obligation de sécurité de résultat que les chefs de service ont vis à vis des agents placés sous leur autorité. Nous rappelons notre demande de disposer des informations en même temps que les équipes de direction et notre refus que, sous couvert d’une prétendue autonomie des établissements, les droits des personnels soient bafoués. Nous vous demandons donc de prendre les mesures nécessaires et de rappeler de manière formelle aux chefs d’établissements les mesures de prévention nécessaires à mettre en œuvre, donc de ne pas contraindre les personnels à la présence dans les établissements. 
 
Dans cette circonstance nous exerçons notre droit d’alerte pour danger grave et imminent sur l’ensemble des établissement de l’éducation nationale de l’académie de Lyon.
 
La CGT Educ’action de l’académie de Lyon, le 15 mars 2020


TELETRAVAIL :
 

L’enseignement a distance, s’il peut être une réponse à une situation inédite, reste un facteur d’inégalité. Beaucoup d’élèves ne disposent pas de matériel adéquat.
Aucun texte règlementaire n’encadre à ce jour le télétravail pour les personnels de l’éducation. C’est donc sur la base du VOLONTARIAT qu’il doit s’effectuer. Par ailleurs, c’est l’occasion de rappeler de nouveau l’indigence des moyens alloués aux collègues (pas d’ordinateurs personnels payés par l’employeur, ni de connection).


LA SANTE DE TOUTES ET TOUS EST A PRESERVER, SANS EXCEPTION

La sécurité de tous les personnels doit être assuré par l’employeur, quel que soit leur statut (enseignant, AESH, AED, administratif, personnel technique, CPE...)

Le décret de 82-453 impose une obligation au chef de service de préserver la santé sécurité du personnel. Cela s’applique donc à toutes et tous, y compris aux agents en service académique et départementaux !


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Photo Bourse du Travail : Art Grafix (Travail personnel) [CC BY-SA 4.0], via Wikimedia Commons