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CGT Educ’Action 69

Perspectives n°92 - spécial Mutations

vendredi 9 novembre 2007, par CGT Educ’action Rhône

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Perspectives n°92

Imposons un autre avenir.

Tout n’est pas permis !

Sous prétexte de réduire la dette publique, le Premier ministre, "guidé" par le président de la République, continue de miner les droits sociaux. Pour "enfoncer le clou" et préparer les salariés et la population à accepter des mesures dont ils seront les premières victimes, il a été jusqu’à s’auto-proclamer à la tête d’un État en faillite après avoir octroyé un cadeau fiscal de quinze milliards d’euros aux ménages les plus aisés. Ce sont des arguments du même tonneau qui sont utilisés pour le financement des retraites. Les réformes de 1993 et de 2003 ont entraîné une baisse générale du niveau des pensions, mais elles n’ont rien réglé. Pour le prochain rendez-vous de "négociations" de 2008, N. Sarkozy et F. Fillon ont d’ores et déjà prévu un nouvel allongement de la durée de cotisations pour tous, d’abord à 41 ans, puis à 42... Pour détourner l’attention de cet objectif général, ils se sont emparés de la question des régimes spéciaux. Pour la CGT, être attaché à l’égalité de tous vis-à-vis de la retraite, ce ne peut être aligner, par le bas, les droits sociaux. D’autres financements sont possibles pour garantir, à tous, le droit au départ à la retraite au maximum à 60 ans avec un taux de pension à 75 %. Encore faut-il vouloir en débattre. Ce n’est pas l’intention du Président dont la stratégie vise à faire exploser les solidarités. Il en est de même pour l’avenir de l’École. Toutes les décisions, toutes les mesures annoncées (emploi, enseignement prioritaire, collège, carte scolaire, EPEP... ) vont dans le même sens. Elles participent à modifier en profondeur la conception même du service public d’éducation. Ce vaste remodelage sociétal affecte également notre métier, percuté déjà par la "refondation de la fonction publique" dessinée par le chef de l’État luimême. Il ne s’agit ni de le revaloriser, ni d’en améliorer les conditions d’exercice. Il n’existe d’ailleurs aucune marge pour les rémunérations et les déroulements de carrière. Alors que les prix flambent, 2007 sera une nouvelle année de recul salarial. Du slogan "Travailler plus pour gagner plus", il reste surtout le "travailler plus" pour les uns et le "s’enrichir plus" pour les autres. Nous ferons d’autant mieux face à ces différents enjeux que nous saurons les aborder ensemble. Faisons en sorte que personne ne tombe dans le piège tendu par le gouvernement pour opposer les salariés entre eux. Nos intérêts revendicatifs communs exprimés le 18 octobre et le 20 novembre sont nombreux. L’heure est plus que jamais à la poursuite de ces initiatives dans nos secteurs. C’est aussi comme cela que nous construirons de nouveaux rendez-vous interprofessionnels pour agir en convergence. Proclamer que tout n’est pas permis et aider aux mobilisations par aux mobilisations partout où elles sont nécessaires, est de la responsabilité du syndicalisme. Celle des salariés est de s’impliquer dans ces constructions notamment en se syndiquant.

Denis Baudequin Secrétaire général de l’UNSEN


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Photo Bourse du Travail : Art Grafix (Travail personnel) [CC BY-SA 4.0], via Wikimedia Commons