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CGT Educ’Action 69

CTPM du 28 mai : FORMATION DES ENSEIGNANTS

Déclaration de la CGT au Ministère

jeudi 4 juin 2009, par Stephane

La FERC CGT refuse l’orientation générale de cette réforme. C’est la raison pour laquelle nous n’avons pas pris part aux discussions menées sur des bases que nous n’acceptons pas.

La FERC CGT n’en a pas moins porté un projet alternatif lors des rencontres bilatérales avec les chefs de cabinet des deux ministères concernés.
Nous défendons l’idée d’une mastérisation de la formation.

Pour nous, cela doit être une reconnaissance des qualifications acquises associée à une meilleure rémunération.

Nous refusons une masterisation des concours, facteur d’injustices sociales, qui imposera aux étudiants issus de milieux modestes deux années d’études supplémentaires sans réels moyens pour vivre avec, au mieux, une rémunération dérisoire. Nous défendons l’idée d’un concours en fin de licence, avec une formation en deux ans, payée comme fonctionnaire stagiaire et débouchant sur un master.

Alors que la commission Marois Filâtre de concertation sur la réforme du recrutement et de la formation des maîtres n’a pas encore rendu son rapport, l’inscription en urgence au CTPM des décrets modifiant les statuts de tous les corps enseignants marque la volonté politique d’engager de façon irréversible une réforme fortement contestée depuis des mois.

Les mesures transitoires inscrites dans ces décrets ne sont que des « reculs » tactiques du ministre, concessions infimes données à l’inquiétude de personnels mobilisés depuis des mois contre la casse de notre système de formation.
L’exemple du corps des PLP montre bien les travers de la mise en place précipitée de cette réforme.

Cette réforme contribuera à dégrader le contenu professionnel de cette voie de formation.

Dès aujourd’hui, le ministère de l’Éducation a des difficultés à recruter des professeurs en nombre suffisant dans certaines disciplines professionnelles. Cela se traduit notamment par un pourcentage de personnels précaires exerçant dans les lycées professionnels très supérieur à celui des personnels précaires travaillant en lycée ou collège.

La non-reconnaissance des formations de niveau V et la condition d’un master vont éliminer de nombreux candidats.

Dans certaines disciplines, il n’existe toujours pas de diplôme de niveau IV. Cette mesure contribuera inutilement à réduire un peu plus le vivier de recrutement.
Pour masquer cette dégradation, des mesures d’affichage politique ont été prises comme celle d’inscrire dans le statut des professeurs de lycée professionnel la possibilité d’enseigner en BTS et en licence professionnelle.

Rien n’empêche, dans le statut actuel, les collègues de ce corps de travailler dans des sections post-bac, certains exercent depuis bien longtemps dans ces classes.


Le passage en force ne doit pas être la méthode de gouvernance de notre ministère, c’est pour cela que nous demandons au ministre de retirer tous les décrets sur le recrutement des enseignants de l’ordre du jour de ce CTPM.

Résultat du vote : Contre (CGT, FO, UNSA, CFDT, SUD) Abstention : FSU, CSEN



Mastérisation des recrutements des enseignements : développer les dispositifs de formation initiale des fonctionnaires et reconnaître les qualifications dans une grille revalorisée

La réunion de préparation du Conseil supérieur de la fonction publique de l’Etat du 12 juin 2009 se tenait le 02 juin 2009.

A son ordre du jour figuraient les décrets dits de mastérisation de recrutement des enseignants et personnels d’éducation. Ces décrets concernaient :
- les professeurs des écoles ;
- les professeurs d’éducation physique et sportive ;
- les professeurs agrégés ;
- les professeurs certifiés ;
- les professeurs de lycée professionnel ;
- les conseillers principaux d’éducation.

Le Gouvernement a voulu mener une concertation à marche forcée. Les projets suscitent un fort mécontentement chez les personnels et les organisations syndicales. C’est ainsi que le Gouvernement tente de mener le processus de concertation obligatoire (CTP, CSFPE) avant même la remise des conclusions de la commission Marois-Filâtre prévue pour le 15 juillet. Les projets sont par ailleurs critiqués par la Conférence des présidents d’universités, par la conférence des directeurs de l’IUFM et par la FCPE.

Nous avons à faire à un projet non abouti qui renvoie la formation des enseignants à la responsabilité des intéressés eux-mêmes. C’est un désengagement de l’Etat totalement contraire aux discours actuels de professionnalisation. La formation initiale requise pour des concours de catégorie A type passe de Bac + 3 à Bac + 5 (Master 2) sans aucune discussion ni revalorisation envisagées dans les grilles de la catégorie A.

Par un vote unanime, les 8 organisations syndicales du CSFPE ont demandé le retrait de l’ordre du jour de ces projets de décrets et ont quitté la séance du 2 juin 2009.

L’action continue pour une revalorisation de l’ensemble des grilles de rémunération de la fonction publique, pour des qualifications initiale et continue renforcées et la reconnaissance de ces qualifications dans les traitements indiciaires.

Par son action, l’UGFF-CGT entend continuer dans un même mouvement à défendre la fonction publique dans son unité et à faire vivre les spécificités des différentes catégories de personnels.

UGFF(Union Générale des Fédérations de Fonctionnaires)


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Photo Bourse du Travail : Art Grafix (Travail personnel) [CC BY-SA 4.0], via Wikimedia Commons