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CGT Educ’Action 69

COMPTE RENDU COMITE TECHNIQUE ACADEMIQUE

DU 24 MARS 2013

jeudi 3 avril 2014, par Salah M Barek

Le dernier comité technique académique (CTA) de l’année scolaire 2013-2014 s’est tenu le mardi 24 mars 2014 pour traiter notamment des points suivants :

créations et suppressions de postes

Projet de transformation en SEP du LP Jacques Brel de Vénissieux

Dès l’ouverture du CTA nous avons pris la parole pour dénoncer la politique du gouvernement en matière d’éducation (voir en PJ la déclaration préalable), insistant particulièrement sur :

le manque de considération envers l’enseignement professionnel
l’éducation prioritaire
la mise en place des rythmes scolaires qui confirme les inquiétudes exprimées précédemment par la CGT Educ’action

Réponse de la Rectrice.

Sur la voie professionnelle.
Il n’y a aucun mépris, elle refuse le mot. Le rectorat a traité Les lycées professionnels de manière totalement équitable puisque 19 postes « économisés grâce » à la réforme du bac pro 3 ans sont réinjectés dans la voie professionnelle. C’est l’équivalent de 19 créations de postes. Le rectorat aurait pu redéployer ces postes en direction des collèges ou lycées.
Nous ne pouvons nous satisfaire de cette réponse : les LP et EREA souffrent depuis de nombreuses années du manque de considération et du manque de postes à hauteur des besoins. Réinjecter 19 postes dans la voie professionnelle ne peut être considéré comme des créations !

Nous avons également dénoncé les combines du rectorat pour faire des économies au dépend des LP et donc des élèves : en effet, beaucoup d’établissements accueillent 48 élèves dans une discipline. Or, le rectorat calibre les classes non pas à 2 fois 24, mais à 30 + 18. Pourquoi ? Parce que le volume d’heures complémentaires en direction de chaque classe n’est donné que pour les sections de plus de 18 élèves. Le rectorat économise ainsi énormément d’heures.
La réponse donnée est la suivante : ce choix de gestion permet des économies qui seront destinées à améliorer les conditions d’exercices : formations par exemple.

Sur les 3° prépa pro.
Ils sont calibrés à 24 depuis des années au niveau national, l’académie de Lyon faisait figure d’exception. Il s’agit d’une chance pour la voie professionnelle puisqu’on y orientera plus d’élèves par choix et non par défaut.
La CGT Educ’action est favorable à l’augmentation du nombre d’élèves en 3° prépa pro, mais il faut les accueillir dans des conditions qui permettent la réussite : 18 élèves par classe au maximum.

Sur les rythmes scolaires.
Il est faut de dire que tout le monde est vent debout contre cette réforme. Nationalement, sur 36000 communes, 2300 seulement disent ne pas pouvoir l’appliquer. De même, on ne peut parler de logique de territorialisation puisque les programmes restent nationaux. Quant à la confusion scolaire/périscolaire, elle n’est pas possible puisque le périscolaire est le fait uniquement des communes.
Pour la CGT Educ’action, les communes mettent effectivement en place la réforme, mais par contrainte, car elles n’ont pas d’autres choix. Nous donnons rendez-vous au rectorat dans quelques années pour vérifier que, dans les communes riches, les enfants bénéficieront d’activités périscolaires épanouissantes alors que les élèves de communes en difficultés ne seront que gardés.

Sur les conditions de la rentrée 2014.
Elle sera effectivement difficile, mais ces difficultés ont des justifications :
- la forte poussée démographique
- l’académie de Lyon accueillera énormément de stagiaires.

En effet, il y aura deux types de stagiaires l’an prochain :
- les futurs lauréats du concours extraordinaire 2014 (ou 2014 anticipé), c’est à dire ceux qui ont passé l’écrit en juin 2013, à qui le rectorat a proposé une année de contrat de 6 heures payées 9 heures, s’ils étaient admissibles, et qui passeront l’oral en mai 2014.

Selon les estimations, ils seront au nombre de 686 lauréats : 518 certifiés et agrégés, 77 PEPS, 73 PLP et 18 CPE. Ils prendront des postes à temps plein.
- les lauréats du concours 2014 « classique » qui seront au nombre de 201 : 109 certifiées et agrégés, 55 PLP, 23 PEPS et 14 CPE. Ils seront à 9 heures devant élèves et le reste du temps dans les ESPE.
- les lauréats du concours Sauvadet qui seront au nombre de 30. Ils seront à temps plein.
C’est donc plus de 900 stagiaires à qui il faudra réserver des postes berceaux.

Sur les TZR.
Ils seront effectivement victimes des postes berceaux. Compte tenu du fait qu’il faut en priorité affecter les stagiaires, les TZR ne connaîtront leur affectation que fin août 2014. Lors du groupe de travail sur les barèmes, la CGT Educ’action avait demandé à ce que les bonifications des TZR soient revalorisées : 20 pts par an au lieu de 10 pts, pour leur permettre d’obtenir enfin des postes. Mais le rectorat avait répondu qu’il fallait de nouveau attendre afin de ne pas déséquilibrer le mouvement.
Ainsi, les TZR vont de nouveau connaître une année de galère. Les organisations syndicales ont demandé la réunion du CHSCT académique pour y évoquer leur situation.

Créations et suppressions de postes de direction, d’éducation, de documentation et d’enseignement

Créations et suppressions de postes d’enseignement.

Collèges.
D’après le ministère, les collèges ont la priorité. C’est pourquoi l’académie de Lyon leur destine 60 % des créations de postes.
Cependant, les faibles créations, le choix de financer la pondération de 1,1 en REP+ en HSA ainsi que la multiplication des postes berceaux pour les stagiaires annihilent les effets des créations. Le bilan créations/suppressions de postes est donc très négatif : -43. A noter que dans certaines disciplines les situations humaines sont extrêmement complexes ; c’est le cas par exemple en Allemand, discipline pour laquelle un temps plein est une denrée rare.

Lycées.
Les LGT bénéficient de 40 % des créations de postes. On peut effectivement parler d’amélioration compte tenu du fait que le bilan créations/suppressions de postes est de +13. Mais à y regarder de plus près, on se rend compte que deux disciplines dopent ce bilan : lettres modernes et sciences physiques. Ailleurs, la situation est beaucoup moins reluisante, notamment en éco-gestion administrative et en éco-gestion comptabilité ou le bilan est de –7.

Lycées professionnels.
Aucune création de poste pour la rentrée prochaine. Le bilan est donc une nouvelle fois négatif : -5 postes. Pour rappel, il était de –7 l’an dernier. Les disciplines professionnelles souffrent particulièrement : les collègues des disciplines professionnelles sont de plus en plus nombreux à compléter leurs services comme assistants chef des travaux par exemple. En communication bureautique et en comptabilité bureautique l’avenir est sombre et les collègues n’ont d’autres choix que la reconversion.
Que fait le rectorat ? Pourquoi n’y a-t-il pas de cellule de reconversion comme pour les collègues victimes de la réforme STI2D ?
Réponse du rectorat : la direction des ressources humaines est en train de travailler sur le sujet pour essayer d’apporter une réponse plus globale et non seulement individuelle. Cependant, il est à noter que le rectorat répond à toutes les demandes de reconversion et que des solutions sont recherchées et trouvées.

Créations et suppressions de postes d’éducation et de documentation.

Le nombre de CPE est insuffisant, nous le savons. Malgré les difficultés rencontrées dans de nombreux établissements, les créations de postes restent faibles : +3. A noter que ces créations, que nous demandons depuis plusieurs années, ne répondent pas à des renforts supplémentaires mais uniquement à la progression démographique importante.

Quant à la documentation, une seule création pour le seul établissement de l’académie qui n’avait pas de documentaliste.

La CGT Educ’action a voté contre ce projet. Les besoins sont encore très insuffisants. La rentrée 2014 sera à peine plus confortable en LGT et plus difficile en collège et LP par rapport à la rentrée 2013.

Créations et suppressions de postes
Administratif, Technique, Santé, Sociaux.

Administratifs.
Dans les établissements, le rectorat se contente de transférer 9,5 postes supprimés vers d’autres EPLE qui ont des besoins criants, il n’y a donc aucune création. Par contre, l’inspection académique de l’Ain bénéficie de 2 postes supplémentaires, mais gagées sur des compensations de temps partiels !

ATRF.
Le bilan est négatif : -1,5 postes au total. 5 établissements perdent des ATRF alors que seulement 3 en gagnent.

Infirmier(e)s.
C’est le seul point positif puisque le bilan est de +2. Les collèges Xavier Bichat de Nantua, Lucie Aubrac de Givors et Henri Barbusse de Vaulx-en-Velin bénéficient enfin d’apports supplémentaires.

Assistant(e) de service social.
une seule création pour l’inspection académique de l’Ain.

Le bilan total des créations/suppressions de postes ATSS est donc de + 1,5.

La CGT Educ’action considèrent ces propositions insuffisantes et demandent à ce que l’on prenne mieux en considération le travail des collègues ATSS. Cependant, pour ne pas donner d’avis négatif aux quelques créations, notamment les postes d’infirmier(e)s nous avons pris la décision de nous abstenir.

Transformation en Section d’Enseignement Professionnelle du Lycée Professionnel Jacques Brel de Vénissieux.

Rappelons que le rectorat consulte toutes les cités scolaires afin de leur proposer de fusionner. But de l’opération des économies en CPE, personnels administratifs, de direction et de documentation. Si les conseils d’administration des deux établissements y sont favorables, la fusion a lieu. Si l’un des deux au moins refuse, la fusion ne se fera pas. Le principe de la CGT Educ’action est toujours le même : nous refusons la transformation des LP en SEP car il s’agit d’une disparition d’un LP et d’une fragilisation de la voie professionnelle.

Concernant le cas de Jacques Brel, la situation nous donne encore plus raison.
Le CA du LGT a été consulté le 25 novembre 2013 et il s’est dit favorable à la fusion. Sachant que les collègues du LP allaient refuser, le proviseur a fait le choix de temporiser. Des tractations ont eu lieu et les collègues du LP, suite à des rencontres avec les services du rectorat leur promettant monts et merveilles, ont répondu favorablement à la fusion lors du CA du 2 juillet 2013.

Ce n’est qu’à la rentrée 2013 qu’ils ont vu l’imposture : le LP était classé APV ce qui n’était pas le cas du LGT, la fusion supprime donc le classement du LP. Conséquence : 3 ans après la fusion, c’est à dire à la rentrée 2017, le LP perdra tous les « avantages » qu’il avait : calibrage des classes, primes ZEP etc..

Les collègues du LP ont rédigé une pétition demandant l’annulation de la fusion. Nous avons fait remonter leur demande lors du CTA. Malheureusement, se basant sur le fait que les deux établissements avaient bel et bien donné leur accord à la fusion, le rectorat refuse de faire marche arrière.

C’est donc une nouvelle fois une disparition d’un LP, la fragilisation de la voie professionnelle et une dégradation des conditions d’apprentissage des élèves et de travail des personnels. Nous avons bien sur voté contre ce projet.

Malgré les créations de postes, la situation reste dégradée. La CGT Educ’action revendique un système éducatif ambitieux de réussite pour tous. Nous exigeons des ouvertures de classes et des postes à la hauteur des besoins pour accueillir, éduquer et instruire les élèves.

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Déclaration préalable

 

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Compte rendu format PDF
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Dossier CTA
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Correctif dossier CTA
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Additif dossier CTA

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Photo Bourse du Travail : Art Grafix (Travail personnel) [CC BY-SA 4.0], via Wikimedia Commons