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CGT Educ’Action 69

NE LAISSONS PAS SARKOZY – LE MEDEF ET LES MEDIAS DEFORMER LES EVENEMENTS DE MAIS 68

mardi 13 mai 2008

Le Mardi 13 mai à 18H AUX ARCHIVES MUNICIPALES (Derrière la gare de Perrache) Lancement de l’initiative Mai 68 Vernissage de l’expo (affiches jamais publiées) Conférence de Louis VIANNET, Ancien Secrétaire de la Confédération Vous êtes tous invités

Depuis déjà quelques années la plupart des médias tente de faire croire à ceux qui n’ont pas vécu ces évènements que les syndicats ont été dépassés, débordés et qu’ils n’ont pas vu venir ce mouvement.

La réalité est tout autre. Depuis l’année 1966, les luttes vont se développer et monter en puissance jusqu’en mai 1968. La hausse des prix, la dégradation du pouvoir d’achat vont entraîner des luttes et des grèves importantes tant à Paris qu’en province.

En 1967, les attaques contre la Sécurité sociale vont cristalliser le mécontentement. Il y aura le 17 mai une grève nationale puissante pour la “défense de la Sécurité sociale “. À Lyon en mars 1967, grève de 22 jours, aux Rhodiaceta. Ce même mois grève aussi chez Berliet avec fermeture de l’usine. En juin 1967 se tient le 36ème Congrès Confédéral de la CGT. Georges Séguy, qui est élu secrétaire général, déclare : “Nous pouvons affronter avec optimisme les grandes luttes qui nous attendent”. L’année 1968 va s’ouvrir sur un nouveau train de hausse des prix. Les luttes s’amplifient et se généralisent. N’en déplaise aux médias, mai 1968 n’est pas tombé du ciel et la CGT n’a pas été dépassée. Certes les étudiants ont pris une part importante dans ces événements. Mais ce qui reste la marque déterminante de 1968 ce sont les 9 millions de grévistes et l’occupation des lieux de travail. (Ce que les médias se gardent bien de dire)

Mais surtout ce qu’a démontré mai 68 où le SMIG a augmenté de 35 % et l’ensemble des salaires en moyenne de 15 à 20 %, c’est la preuve que les entreprises avaient les moyens de payer sans que ces augmentations ne les mettent en difficulté. CECI DEMONTRE BIEN QU’HIER COMME AUJOURD’HUI, DE L’ARGENT IL Y EN A.

Il est intéressant de relire ce qui se disait dans la presse de l’époque après ces évènements qui, quoi qu’on en dise ou quoi qu’on en pense, ont marqué la deuxième partie de ce 20e siècle.

Prenons le “Paris - Match” du 22 juin 1968 (n°998, p 10). On peut relever sous la plume de soi-disant spécialistes de l’économie : “Tout équilibre économique est compromis alors que les frontières vont s’ouvrir à la concurrence étrangère.” “La perte irréparable de débouchés durement conquis en Allemagne, aux USA ou ailleurs” “Pour les experts c’est un cauchemar la France va reculer partout dans la compétition internationale” “Il va falloir puiser dans le fameux stock du trésor de guerre et pour de Gaulle c’est la fin de toute sa grande politique d’indépendance financière”. Et pourtant encore une fois, ces soi-disant experts se sont trompés en 1969. Dopée par les augmentations de salaires, la consommation a fait un bond en avant considérable. Mais aujourd’hui, comme hier tout dépend de la mobilisation des salariés. En mai 1968 il y avait 2.300 000 adhérents à la CGT, c’est pourquoi il est urgent de renforcer notre organisation.

Le Président de l’IILS CGT Rhône C RAMAIN

Voir en ligne : http://


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Photo Bourse du Travail : Art Grafix (Travail personnel) [CC BY-SA 4.0], via Wikimedia Commons