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CGT Educ’Action 69

PLUS QUE JAMAIS, UN MORATOIRE SUR LES EXPULSIONS MAINTENANT, PRELUDE A UNE PROFONDE EVOLUTION

mardi 22 mai 2012

Le RESF réitère les termes de son communiqué publié le 6 mai dans les minutes suivant les résultats de l’élection présidentielle : il se réjouit de voir Sarkozy l’expulseur dégagé définitivement, on l’espère. L’histoire retiendra qu’en dix ans, il a emprisonné plus d’un million de d’enfants, de femmes et d’hommes dans ses centres de rétention et qu’il se flatte d’en avoir expulsé de deux à trois cent mille. Une tache dont une réputation ne se remet pas.

Concernant le nouveau président de la République et le gouvernement que son premier ministre Jean-Marc Ayrault va former, le RESF maintient les revendications qu’il portait sous Sarkozy avec le soutien actif de nombreux élus Front de gauche, EELV et socialistes.

* Les mesures sur lesquelles le candidat François Hollande s’est engagé (courrier à RESF du 20 février 2012 ) : interdiction du placement de mineurs en rétention, rétablissement de la gratuité de l’AME, suppression de la liste des pays dits sûrs, restauration d’un vrai droit d’asile.

* Celles qui figurent dans le programme du Parti socialiste : régularisation des parents d’enfants scolarisés et des sans papiers ayant un travail déclaré ou non.

* Mais aussi, à l’évidence, la régularisation des jeunes majeurs scolarisés avec qui le RESF organise un concert de solidarité le dimanche 20 mai à Paris. Des rassemblements devant les préfectures de Bobigny et d’Antony auront lieu mercredi 16 mai

* L’interdiction du démembrement des familles (l’expulsion d’un père ou d’une mère tandis que le conjoint et les enfants restent en France).

* L’alignement du tarif des taxes perçues sur la délivrance des titres de séjour sur celles exigées pour un passeport français (80 €).

* L’accueil des étrangers dans les préfectures (en situation régulière ou pas), dans des conditions dignes.

Certaines de ces dispositions ainsi que l’indispensable refonte du CESEDA (Code de l’entrée et du séjour des étrangers et demandeurs d’asile) ne pourront être prises que par le parlement, avec un certain délai donc.

Mais certaines situations, ne sauraient, elles, souffrir d’aucun délai, à commencer par les étrangers en rétention et menacés d’expulsion immédiate. Cette mesure d’une extrême gravité ne saurait être appliquée sur la base de textes hérités du sarkozysme et promis à disparaître. En attendant la nécessaire refonte du CESEDA, un moratoire sur les expulsions s’impose.

Restent enfin les véritables drames humains engendrés par la politique de l’ex-président pour lesquels chaque jour qui passe détériore davantage la situation des personnes concernées et qui attendent des re <<...>> mèdes immédiats. Ainsi, mais ce ne sont que quelques exemples, les familles démembrées doivent pouvoir se réunir. Changfeng MO expulsé en Chine en janvier, Aram Antonyan expulsé en Arménie en avril ou Vincent de Paul MBAPTE envoyé au Cameroun en mai ont laissé en France femme et enfants (nés en France) désemparés et sans ressources. Ils doivent revenir, sans délai.

Les quatre enfants de la famille Victor-Ferry, (deux d’entre eux sont toujours bloqués en Haïti par un refus de visa) doivent pouvoir rejoindre leur mère. Blendi et Blendon, jumeaux de Châlons en Champagne expulsés au Kosovo avec leurs parents en janvier doivent revenir pour que Blendon, hémiplégique, subisse l’intervention chirurgicale qui était prévue avant l’expulsion. Alae Eddine El Jaadi, lycéen lyonnais expulsé en juin 2009 doit lui aussi être autorisé à rentrer.


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Photo Bourse du Travail : Art Grafix (Travail personnel) [CC BY-SA 4.0], via Wikimedia Commons