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CGT Educ’Action 69

INCIDENT DU LYCEE TREGEY DE BORDEAUX

jeudi 13 septembre 2012


Vous avez tous pu assister au grand n’importe quoi médiatique autour de cette affaire.

Nous avions été immédiatement avisé des faits dès que les faits se sont produits mardi matin. La réaction des collègues de l’établissement a permis que l’élève fautif soit immédiatement interpellé avec dépôt de plainte.

L’administration centrale, IA puis Rectorat, a voulu faire de cette affaire un exemple. L’Inspecteur d’Académie s’est déplacé l’après-midi, le Recteur le lendemain avec un cortège de journalistes. Et ce n’est que ce soir, jeudi 13 septembre, que France Inter commence à invoquer des motivations moins "fracassantes" pour l’élève responsable des actes inadmissibles qui vont motiver un certain nombre de procédures à son égard.

Entre temps, la presse a fait son œuvre et les collègues ont été choqués de recevoir par exemple le soutien du FN après la Une du journal Sud-Ouest et les divers "reportages" radios et télés .

Cet après-midi, jeudi , les collègues ont débrayé. Ils tiennent à ce terme qui leur semble moins galvaudé que le fameux "droit de retrait". Ils ont donc tenu une réunion afin de rédiger une lettre adressée par la voie hiérarchique au Recteur où
- ils affirment leur soutien aux collègues qui ont subis des actes de violence et des injures (le professeur premier concerné et une surveillante passant dans le couloir)
- ils renouvellent leurs demandes d’un renforcement du personnel de l’établissement en matière de santé, d’assistance sociale, d’assistance pédagogique et d’adultes de référence.
Ces revendications ne sont pas nouvelles et sont motivées par le public de l’établissement en question.

En ce qui concerne l’élève auteur des violences qui avait déjà rencontré des problèmes tant dans l’établissement qu’en stage, ils regrettent que leurs efforts répétés soient aujourd’hui réduits à néant. Ils espèrent que dans un jour ou deux, lorsque les médias seront passés à d’autres abcès de fixation, ils pourront obtenir pour tous leurs élèves les moyens d’un véritable travail de formation et d’insertion.

En ce qui concerne la presse, dont les amalgames, les à-peu-près et la recherche du sensationnel à tout prix, y compris celui de la vérité, les ont heurtés, ils ont été sollicités en même temps que le chef d’établissement afin de répondre à ses questions. Leur absence des médias est volontaire, ils savent qu’ils ne disposent pas des moyens d’éviter les dérives que nous avons tous constatées ni de rétablir une vérité malmenée. C’est pourquoi ils ont décidé de ne pas s’y exprimer.

Leur expression, que ce soit au travers de ce courriel que ce soit au travers de la lettre qu’ils déposent ce soir auprès de leur proviseur et qui nous sera ensuite communiquée, n’est destinée qu’à leurs collègues pour exprimer leur soutien et à leur hiérarchie pour lui faire connaître leur colère.

Nous continuerons pour notre part à travailler de concert avec les collègues et les camarades de cet établissement où nous avions tenu notre dernier congrès départemental pour que tous nous puissions travailler dans de meilleures conditions que ce soit sur le plan de la sécurité que des moyens humains et matériels.

Car au-delà des projecteurs braqués sur eux complaisamment pour quelques heures, c’est à l’année que nous nous efforçons de permettre à tous les élèves de cet établissement de devenir de vrais citoyens et des travailleurs formés tant dans leurs métiers que dans la défense de leurs droits. Ce travail est lent, quotidien, remplis d’aléas mais c’est le nôtre et nous y tenons.

le co-secrétaire départemental de la CGT Educ’Action 33

Pour info : le podcast de France inter à caler à 14min40.


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Photo Bourse du Travail : Art Grafix (Travail personnel) [CC BY-SA 4.0], via Wikimedia Commons