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CGT Educ’Action 69

Déclaration de la CGT-Éduc’action au CSE du vendredi 25 mars 2016

dimanche 3 avril 2016

extrait déclaration CGT Euc Action au CSE

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D2CLARTION INT2GRALE DE LA cgty eDUC AU cse


La CGT, à partir de ses propositions définissant un code du travail du 21ème siècle, poursuit son objectif de contraindre le gouvernement au retrait du projet de loi et à l’ouverture de négociations.

Dans la version corrigée du 21 mars du projet loi, post conseil d’Etat, l’avis du CSE n’aura été respecté que pour le retrait de l’article 6, le gouvernement ayant bien dû appliquer les engagements internationaux ratifiés par la France pour la protection des enfants. Nous resterons cependant vigilants pour qu’il y ait maintien de l’avis de l’inspecteur du travail sur les dérogations et de l’avis du médecin du travail. Car le projet de loi, par ailleurs, déresponsabilise les employeurs en matière de santé et de sécurité et remet en cause la médecine du travail par la suppression de la visite médicale obligatoire d’embauche et le changement de mission des médecins du travail qui passe d’une logique de prévention à une mission de contrôle des salariés.

En ce qui concerne les articles 32, 34, 36 rejetés par le précédent CSE, les principales mesures demeurent.

La CGT Éduc’action tient à réaffirmer son opposition totale au projet de loi Travail. Ce recul historique dans la relation entre les salariés et les patrons est une remise en cause des normes et réglementations nationales, entreprise par entreprise. La CGT Éduc’action appelle tous les personnels de l’Education nationale à se mobiliser par la grève, y compris reconductible, avec la jeunesse dans un cadre interprofessionnel pour obtenir le retrait de cette loi. Les agents publics sont également concernés.

Le statut des fonctionnaires est certes dérogatoire mais pas sans lien avec le Code du travail dont les principes fondamentaux s’appliquent aux agents publics.

Après le Code du travail, le statut général de la fonction publique sera sans aucun doute la prochaine cible des politiques libérales.

Plus de cent-vingt ans de luttes, de combats, d’actions syndicales ont permis de construire des garanties collectives pour les salariés. L’histoire sociale et syndicale de notre pays, c’est l’histoire du progrès social contre le capitalisme, contre les privilèges du pouvoir de l’argent.

Le texte porté par le gouvernement reprend toutes les revendications patronales et libérales. 

La colonne vertébrale de ce texte, c’est la fin de la hiérarchie des normes et du principe de faveur, la dérogation permanente qui conduit à remettre en cause, par exemple, les 35 h et, au-delà, la durée légale du travail. L’argumentaire du gouvernement repose sur un mensonge, celui qui considère que les droits des salariés sont coupables de la montée du chômage. Dans le pays des droits de l’homme, ce gouvernement veut faire croire que les droits et les libertés syndicales sont responsables du chômage. En fait, ils veulent imposer toujours plus de flexibilité pour les salariés et donner toujours plus de sécurité aux patrons. Leur liberté, c’est notre aliénation et notre exploitation !


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Photo Bourse du Travail : Art Grafix (Travail personnel) [CC BY-SA 4.0], via Wikimedia Commons