CGT Educ'Action Lyon

1ER DEGRE : SUPPRESSION DES 2 HEURES

ENQUETE : Réagissons, d’autres choix sont possibles

jeudi 10 juillet 2008, par CGT Educ’action LYON

Suppressions des 2 heures, d’autres choix sont possibles !

Nous vous proposons une enquête à télécharger et à nous renvoyer pour lancer le débat dans les écoles.

Enquête et tract 2h

La suppression de 2 heures d’enseignement hebdomadaire ou annualisé sans aucune concertation des enseignants et des parents d’élèves, pose, plus que des questions d’organisation, des questions de fond.

Pourquoi l’aide aux enfants en difficultés, ne peut-elle se faire sur le temps scolaire ?

Alors que les conditions d’enseignement se détériorent (remplacements plus assurés correctement), que la scolarisation en maternelle est de plus en plus tardive, à qui fera t-on croire que ce dispositif va permettre la réussite de tous les élèves ?

Est-ce de plus d’école avec les mêmes pratiques dont ont besoin les enfants en difficultés ?

Dans les zones dites difficiles, si ambition réussite il y a, elle doit être au niveau de la réussite des élèves dans les quartiers les plus favorisés, combien d’enseignants faudrait-il, alors, pour assurer, les 2 heures proposées aux élèves en difficulté ?

Au nom de quelle équité tous les enfants n’auraient-ils plus droit au même nombre d’heures d’enseignement ?

De quelles difficultés parlent-on ? Quel va être l’avenir des RASED puisque la difficulté est traitée dans ces deux heures.

« La difficulté est inhérente au processus même d’apprentissage et requiert en premier lieu des réponses dans l’action pédagogique conduite par l’enseignant dans sa classe, complétées par les activités organisées au sein du cycle » (circulaire du 30 avril 2002, Adaptation et Intégration scolaires).

Faut-il inévitablement tirer le signal d’alarme à la moindre difficulté alors que celle-ci est le passage obligé de tout apprentissage ?

Tout le monde doit pouvoir se tromper pour progresser et apprendre. C’est le fameux et très ancien « droit à l’erreur ». Les élèves n’auraient donc pas le droit de se tromper contrairement aux politiques de tous poils qui assènent des vérités toutes faites sur l’Ecole et ceci, depuis des décennies.

Les enseignants ne comptent pas leurs heures : travail en équipe, concertation avec le RASED, les partenaires municipaux, les relations avec les parents et les réunion institutionnelles, les préparations et corrections des travaux d’élèves. Si le temps de travail des élèves doit être diminué que cela serve aux enseignants pour un meilleur travail en équipe, à la transformation de leur pratiques, afin de permettre de poursuivre l’objectif de la réussite de tous les élèves.

D’autres choix sont possibles avec ces deux heures libérées :

- La réduction du temps de travail des enseignants du premier degré à 24 heures hebdomadaires avec 18 heures d’enseignement devant élèves plus 6 heures de concertation. Proposition portée par la CGT depuis plusieurs années.

- De plus, il faut défendre l’idée que l’institution de nouveaux programmes et de méthodes d’un autre temps ne sert en rien la remédiation et le traitement de la difficulté scolaire.

- Refusons les dispositifs Darcos en ne participant pas à leur organisation.

Dès la rentrée, dans nos écoles, débattons de toutes ces questions de fond à l’aide de l’enquête proposée au verso.


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Photo Bourse du Travail : Art Grafix (Travail personnel) [CC BY-SA 4.0], via Wikimedia Commons