CGT Educ'Action Lyon

Affaire Sophie Perrin » : Lyon 2 récidive

mardi 17 novembre 2015

« Affaire Sophie Perrin » : Lyon 2 récidive

et amplifie son harcèlement judiciaire !

Par
une nouvelle plainte, pour « diffamation et injures publiques »,
l’université Lyon 2, mais aussi des personnels pour la plupart bien
connus de l’ensemble des syndicalistes étudiants de lutte au sein de
cette université, réclament un total de 12000 euros de dommages et
intérêts et frais d’avocats.

Cette plainte, portée en
pleine période estivale, par une procédure ne nécessitant pas même
l’aval du Parquet (citation directe), n’est que la poursuite des
méthodes de harcèlement moral employées par le staff dirigeant de
l’université à l’encontre de Sophie depuis 5 ans maintenant : plutôt que
de reconnaître le comportement fautif de certains de ses membres,
l’université préfère taper toujours plus sur celle qu’elle a évincée de
manière injustifiable. Jusqu’à ce qu’elle se taise, ou, mieux encore,
qu’elle imite Marie-Claude Lorne, victime, à la marche suivante (entre
le doctorat et la titularisation), du même type d’injustice ?

Le
silence de Marie-Claude Lorne, ex-brillante maîtresse de conférence
stagiaire en philosophie à Brest, est devenu définitif par son suicide,
en 2008.

La mission ministérielle tardivement mandée par Valérie
Pécresse a rendu ses, pâles, conclusions, et aujourd’hui, seule la
Seine, où Marie-Claude Lorne s’est jetée pour ne pas « embêter le monde »
avec ses histoires, se souvient d’elle.

Lors de la
procédure à l’encontre de Sophie qui s’est déroulée de fin 2010 à 2014,
c’est Madame Marie-Carmen Garcia, sociologue « féministe », qui obtenait
1000 euros de dommages et intérêts, qu’elle s’empressait de collecter
par la voie de la menace de saisie-vente par huissier des biens de
Sophie, plutôt que de répondre à sa proposition d’échéancier. Ce, après
avoir expliqué à la police que Sophie était « très engagée dans les
mouvances anarchistes et syndicalistes », comme un élément à charge…

Aujourd’hui, ce sont :

*
André Tiran, président responsable de la mise en œuvre de
l’interdiction physique de présence de Sophie dans l’ensemble des campus
de l’université, bibliothèques incluses, qui a duré plus de deux ans,
avant d’être reconnue illégale par la Cour d’Appel Administrative (pour
non respect du contradictoire) ; responsable également d’une demande
d’internement d’office de Sophie au maire de Lyon, et, à la même date,
du dépôt de la première plainte pénale à son encontre.

*
Gilles Maletras, employé de catégorie A au sein du service juridique de
Lyon 2, en charge de la constitution matérielle du dossier judiciaire
avec des éléments dont le rapporteur public du tribunal administratif
lui-même, a fait observer en audience qu’ils avaient été utilisés d’une
manière très particulière par l’université, consistant par exemple à
faire accroire qu’un poème écrit par Sophie en 1991 constituait peu ou
prou des menaces de mort et de passage à l’acte en 2010 !

*
Lionel Obadia, directeur de l’école doctorale de sciences sociales en
2010, responsable de l’éviction injuste et injustifiable, du dossier de
Sophie de la liste des candidatures au concours des contrats doctoraux
ministériels.

* L’université Lyon 2, personne morale.

Qui portent plainte contre Sophie, pour avoir écrit, notamment, que :

*
André Tiran a porté plainte contre un étudiant non fumeur, en 2010,
pour avoir fumé dans les locaux, ce qui a abouti à la convocation de ce
dernier au commissariat.

* A Lyon 2, le président se
rince avec le budget (affaire de la prime annuelle de 6000 euros perçue
indûment par l’actuel président), fait preuve d’autoritarisme, et se
contrefiche de payer ses salariés (vacataires non payés de septembre
2014 à mars 2015).

* Lyon 2 est devenue une université fermée, matériellement par « des
grosses grilles », et de plus en plus ouverte seulement aux enfants « de
bourgeois », à tel point que « les enfants mal classés dans la société
(…) ne termineront pas en doctorat même s’ils avaient eu d’excellents
résultats »

* Lyon 2 est devenue une université où « 
maintenant, tout le monde sait qu’on peut virer une personne qui a eu
18/20 à son mémoire de recherche, en s’asseyant comme des gougniafiés
sur les mots « mérite républicain » (*) »

* « Lyon 2, la fac de gauche qui a viré vieux réac (…) la fac où qui conteste, rencontrera le marteau »

* Gilles Maletras serait, en somme, « l’âme damnée de la fac corrompue qui pue »

*
Et, texto, que « la première ordure, c’est celui qui m’a fait virer de
l’accès en thèse au mépris du respect de l’égalité et du mérite
républicain »

André Tiran, Gilles Maletras et Lionel
Obadia réclament pour ces propos, 2000 euros de dommages et intérêts
chacun, plus 1500 euros pour leurs frais d’avocat, soit 10500 euros.

L’université
Lyon 2 réclame quant à elle « modestement », un euro symbolique de
dédommagement, et 2000 euros pour ses frais d’avocat.

Ainsi,
les responsables de l’éviction et du harcèlement moral et judiciaire
subi par Sophie depuis 5 ans maintenant, réclament, devant une justice
qui jusque là les a gratifiés d’une confiance crédule, indemnisation à
leur victime pour avoir dénoncé leurs pratiques en effet inadmissibles.

A
Lyon 2, la répression et la criminalisation des luttes et de leurs
acteurs, la discrimination syndicale, le mandarinat réactionnaire,
omniprésents et ravageurs depuis bientôt dix ans, doivent cesser !

Sophie
est convoquée en Chambre de la presse pour une première audience le 17
novembre prochain à 14h, qui sera une audience de report : la date de
l’audience qui examinera l’affaire sur le fond n’est pas encore fixée.

Nous
vous appelons à vous remobiliser autour de cette affaire, dont la
responsable n’est pas Sophie « qui devrait arrêter de chercher », mais
l’université Lyon 2, qui continue son œuvre de démolition de tout ce qui
bouge ou a tenté de bouger en son sein.

Le comité de soutien


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Photo Bourse du Travail : Art Grafix (Travail personnel) [CC BY-SA 4.0], via Wikimedia Commons